OGM infos décembre 2009

Haut conseil biotechnologies

OGM MON 810 : plus d'inconvénients que d'avantages


(d'après AFP - 22/12/09)

La culture du maïs OGM MON 810 du semencier américain Monsanto présente plus d'inconvénients que d'avantages, estime le Haut conseil des biotechnologies (HCB) dans un avis publié aujourd'hui.

Le HCB avait été saisi par le gouvernement d'une demande concernant l'éventuelle autorisation de ce maïs transgénique qui est sous le coup d'une interdiction de culture en France depuis 2008.

Une majorité de membres du Comité économique, éthique et social (CEES) - une des deux composantes du HCB - a considéré que les inconvénients globaux d'une mise en culture du MON 810 l'emportaient sur ses avantages, selon le communiqué du HCB.

Par ailleurs, le Comité scientifique - l'autre composante du HCB - a noté que certaines questions posées à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Aesa) n'avaient pas obtenu de réponse, « du fait de l'absence d'effets majeurs et/ou faute de données suffisantes, que seule l'expérimentation en champ ou en laboratoire permettrait d'obtenir ».

Dans ces conditions, les associations de défense de l'environnement demandent que la culture du MON 810 soit définitivement interdite. La culture du MON 810 est interdite dans cinq autres pays européens (Allemagne, Autriche, Grèce, Hongrie, Luxembourg) qui ont fait jouer la clause de sauvegarde prévue par la législation sur les OGM, souligne de son côté Greenpeace.

La réautorisation éventuelle du MON 810 par la Commission européenne doit être discutée prochainement.



Nocivité maïs OGM: un député saisit le Haut conseil des biotechnologies

 [ 15/12/2009 18:10 ] François Grosdidier, député UMP de la Moselle, a décidé de saisir le Haut conseil des biotechnologies après la publication d'une étude sur la nocivité suspectée de trois variétés de maïs OGM du semencier américain Monsanto, a-t-il annoncé mardi dans un communiqué.


"Des effets particuliers sur la santé humaine sont très fortement
suspectés, notamment sur le foie, les reins et le coeur", a-t-il indiqué,
estimant que "cela confirme le bienfondé du moratoire" décidé en France sur le maïs Mon810. Les trois variétés de maïs OGM concernées sont le Mon810, le Mon863 et le NK603. Il est "urgent d'exiger l'extension du principe de précaution à toutes ces variétés de maïs autorisées pour la consommation animale et humaine dans l'Union européenne", a estimé le député.Les conclusions de cette étude ont été diffusées le 11 décembre par le Comité de recherche et d'information indépendant sur le génie génétique (Criigen, basé à Caen) qui y a participé.
"Nous avons prouvé pour la première fois au monde que ces OGM n'étaient pas sains, ni suffisamment corrects pour être commercialisés", avait indiqué Gilles-Eric Séralini, de l'université de Caen, un des auteurs de l'étude publiée dans l'International Journal of Biological Sciences. Les scientifiques ont demandé en conséquence la "ferme interdiction" de
l'importation et de la culture de ces OGM.

 

Alors pour ou contre les OGM en pleins champs, pour ou contre qu'ils soient dans votre assiette?

 


OGM : Monsanto recule

Communiqué de presse - 23 déc 2009

Le 17 septembre 2008, après de multiples péripéties, le tribunal correctionnel de Carcassonne relaxait les cinq personnes prévenues (1) ainsi que les 24 comparants volontaires, poursuivis pour « entrave à la liberté du travail ». La firme Monsanto avait déposé plainte en se constituant partie civile, à la suite d’une inspection citoyenne en avril 2006 sur le site de l'usine Monsanto à Trèbes destinée à découvrir des semences de maïs transgénique.

Le tribunal avait d'une part prononcé la relaxe des personnes poursuivies et d'autre part avait jugé irrecevable la constitution de partie civile de Monsanto. Contrairement au procureur de la République, Monsanto a tenté de s'acharner en faisant appel.
Le procès en appel devait avoir lieu le 13 janvier 2010. Nous apprenons aujourd'hui que Monsanto se désiste de cette constitution en appel.

Par ce désistement, Monsanto reconnaît qu'il n'a pas subi de préjudice ni d'entrave à la liberté du travail. Le délit d'entrave à la liberté du travail ne peut être invoqué que par les salariés (syndicat ou association) et non par la firme semencière elle même.
Ceci est une victoire de plus de la Confédération paysanne, des faucheurs volontaires et de Greenpeace face à Monsanto France, qui avait déjà été condamné par le tribunal correctionnel de Carcassonne pour importation illégale de 100 tonnes de soja OGM.


  1. A Apoteker Greenpeace, J Bové Faucheurs volontaires, M David, secrétaire national de la Confédération paysanne, JB Libouban Faucheurs volontaires, O Keller Responsable Commission OGM nationale


 

OGM-agriculture-santé-environnement,PREV
   Coup de froid sur la culture du maïs transgénique MON 810 de Monsanto (PAPIER GENERAL)

  
 
   
   PARIS, 22 déc 2009 (AFP) - Un coup de froid a été jeté mardi sur la culture du maïs OGM MON 810 du semencier américain Monsanto, avec l'avis plutôt réservé émis par le Haut conseil des biotechnologies (HCB) sur cette variété, les ONG écologistes se sentant encouragées à demander son interdiction définitive.
   La culture de ce maïs transgénique présente plus d'inconvénients que d'avantages, estime le HCB, une instance indépendante créée cette année par une loi pour éclairer les décisions des politiques.
   Le Haut conseil avait été saisi fin septembre par le gouvernement d'une demande concernant l'éventuelle autorisation du MON 810, sous le coup d'une interdiction de culture en France depuis 2008.
   Une majorité de membres du Comité économique, éthique et social (CEES) - une des deux composantes du HCB - a considéré que les inconvénients globaux d'une mise en culture du MON 810 l'emportaient sur ses avantages.
   Ce maïs transgénique produit un insecticide protégeant les cultures des attaques de pyrale ou de sésamie: un procédé a priori efficace et pratique pour les agriculteurs, qui n'ont ainsi plus besoin de recourir à l'épandage massif de pesticides. Mais cet avantage ne vaut qu'en cas de forte infestation, relativise le HCB.
   De plus, il existe des risques de dissémination de la culture du MON 810 et des incertitudes concernant les effets de ce type de culture sur les abeilles et les animaux d'élevage.
   Enfin, le HCB pointe le surcoût pour l'agriculteur de l'achat de la semence de MON 810 si la pression des parasites est finalement moins importante que prévu.
   De son côté, le Comité scientifique - l'autre composante du HCB - n'a pas noté "d'éléments de risques biologiques que l'on puisse qualifier de majeurs et qui nécessiteraient une nouvelle série de questions ou de mise au point par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Aesa)".
   Mais il souligne que certaines questions posées à l'Aesa n'ont pas obtenu de réponse, "du fait de l'absence d'effets majeurs et/ou faute de données suffisantes, que seule l'expérimentation en champ ou en laboratoire permettrait d'obtenir".
   Pour les associations de défense de l'environnement, l'affaire est entendue: la culture du MON 810 doit être définitivement interdite.
   "Il serait difficile de comprendre et d'admettre que le MON 810 soit à nouveau autorisé, alors même qu'on ne peut pas, scientifiquement, se prononcer sur sa possible toxicité", estime Frédéric Jacquemart, de la fédération France nature environnement (FNE).
   La culture du MON 810 est interdite dans cinq autres pays européens (Allemagne, Autriche, Grèce, Hongrie, Luxembourg) qui ont fait jouer la clause de sauvegarde prévue par la législation sur les OGM, souligne de son côté Greenpeace.
   Le brevet de ce maïs génétiquement modifié augmente la dépendance des agriculteurs envers les multinationales, alors que de bonnes pratiques comme la rotation des cultures et la lutte biologique permettent de maîtriser les ravageurs, font valoir Les Amis de la terrre et la Confédération paysanne.
   "Les agriculteurs français auront-ils un jour le choix de cultiver avec OGM?", s'interroge de son côté Monsanto, qui estime que les recommandations socio-économiques du HCB sont "complètement éloignées de toute réalité agricole".
   Ces recommandations apportent un "éclairage essentiel pour la décision publique", indiquent sobrement les ministères de l'Ecologie, de l'Agriculture et de la Recherche qui plaident pour un renforcement rapide de l'expertise scientifique communautaire.
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UE-USA-OGM-agriculture-santé-environnement-sciences
   Une étude sur trois maïs OGM de Monsanto montre leur nocivité (chercheur)

  
   CAEN, 11 déc 2009 (AFP) - Une étude publiée dans une revue internationale de recherche montre la toxicité de trois maïs OGM du semencier américain Monsanto, a annoncé vendredi le Comité de recherche et d'information indépendant sur le génie génétique (Criigen, basé à Caen) qui a participé à cette étude.
   "Nous avons prouvé pour la première fois au monde que ces OGM n'étaient pas sains, ni suffisamment corrects pour être commercialisés", a indiqué à l'AFP Gilles-Eric Séralini, de l'université de Caen, un des auteurs de l'article publié dans l'International Journal of Biological Sciences (
http://www.biolsci.org/v05p0706.htm).
   "A chaque fois, pour les trois OGM, les reins et le foie, qui sont les principaux organes réagissant lors d'une intoxication alimentaire chimique, ont des problèmes", a poursuivi cet expert membre de la Commission pour la réévaluation des biotechnologies, créée en 2008 par l'UE.
   Universitaires de Caen et Rouen et chercheurs du Criigen se sont fondés sur les relevés fournis par Monsanto aux autorités sanitaires pour obtenir le feu vert à la commercialisation, mais ils en tirent des conclusions différentes après de nouveaux calculs statistiques.
   Selon le Pr Séralini, les autorités sanitaires se basent sur la lecture des conclusions présentées par Monsanto et non sur celles de l'ensemble des chiffres. Les chercheurs ont, eux, pu obtenir l'intégralité des documents après décision de justice.
   "Les tests de Monsanto, réalisés sur 90 jours, ne sont à l'évidence pas assez longs pour pouvoir dire si cela déclenche des maladies chroniques. C'est pourquoi nous demandons des tests d'au moins deux ans", a ajouté le chercheur.
   Les scientifiques demandent en conséquence la "ferme interdiction" de l'importation et de la culture de ces OGM.
   Ces trois OGM, MON810, MON863 et NK603, "sont approuvés pour la consommation animale et humaine dans l'UE et aux Etats-Unis" notamment, précise M. Séralini, "Dans l'UE, seul le MON810 est cultivé dans certains pays (surtout en Espagne), les autres sont importés".
   Une réunion des ministres de l'UE est prévue au sujet des MON810 et NK603 lundi, selon lui.

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OGM-agriculture-santé-environnement-sciences-parlement
   Des scientifiques pro-OGM contestent une étude sur la nocivité de 3 maïs
  

   PARIS, 15 déc 2009 (AFP) - Une récente étude sur la nocivité suspectée de trois variétés de maïs OGM de Monsanto n'apporte "aucune nouvelle preuve", affirment mardi les partisans des OGM, réunis au sein de l'Assocation française des biotechnologies végétales (Afbv).
   Les trois OGM concernés - le Mon810, le Mon863 et le NK603 - sont autorisés et cultivés dans le monde entier depuis plusieurs années et "aucun problème sanitaire n'a jamais été mis en évidence de façon scientifique", estime l'Afbv dans un communiqué.
   Un des auteurs de cette étude, publiée vendredi dans l'International Journal of Biological Sciences, le Pr Gilles-Eric Séralini de l'université de Caen, estime avoir "prouvé pour la première fois au monde que ces OGM n'étaient pas sains, ni suffisamment corrects pour être commercialisés".
   Cette étude "est en réalité une nouvelle analyse statistique et une nouvelle interprétation de données déjà existantes et en quelque sorte recyclées et bien connues depuis longtemps mais n'est nullement le résultat de nouvelles expérimentations", assure l'Afbv.
   Les universitaires auteurs de l'étude ont ré-analysé des données fournies par Monsanto aux autorités sanitaires pour ces maïs, qu'ils ont obtenues après décision de justice.
   L'association Afbv, créée en juin, est présidée par le Pr Marc Fellous, spécialiste de génétique humaine et ancien président de la Commission du Génie biomoléculaire (CGB), organe consultatif sur la dissémination des OGM, dissoute en 2007.
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Gouvernement-agriculture-biotechnologies
   MON 810: Monsanto regrette que les paysans français ne puissent l'utiliser

  
   PARIS, 22 déc 2009 (AFP) - Le groupe américain Monsanto a jugé "regrettable" mardi "que les agriculteurs français n'aient toujours pas la possibilité" d'utiliser son maïs MON 810, après un avis du Haut conseil des biotechnologies (HCB) estimant qu'il présente plus d'inconvénients que d'avantages.
   Le HCB avait été saisi par le gouvernement d'une demande concernant l'éventuelle autorisation de ce maïs transgénique qui est sous le coup d'une interdiction de culture en France depuis 2008.
   Une majorité de membres du Comité économique, éthique et social (CEES) - une des deux composantes du HCB - a considéré que les inconvénients globaux d'une mise en culture du MON 810 l'emportaient sur ses avantages, selon le communiqué du HCB mardi.
   Par ailleurs, le Comité scientifique - l'autre composante du HCB - a noté que certaines questions posées à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Aesa) n'avaient pas obtenu de réponse, "du fait de l'absence d'effets majeurs et/ou faute de données suffisantes, que seule l'expérimentation en champ ou en laboratoire permettrait d'obtenir".
   Monsanto estime que les considérations du CEES sont "complètement éloignées de toute réalité agricole". Olivier Soulié, responsable marketing Europe du Sud du groupe, cité dans le communiqué, met en avant les qualités qu'il attribue à ce maïs: "augmentation de rendement, meilleure qualité sanitaire du grain, économies d'insecticides et d'énergie fossile".
   Le groupe américain de semences souligne en revanche que le comité scientifique du HCB "confirme que ce maïs est sûr vis-à-vis de la santé et de l'environnement".



Les pratiques commerciales de la société Monsanto se retrouvent sur la sellette

De Christopher Leonard- (CP) – Il y a 14 heures

ST LOUIS — Une nouvelle pierre dans le jardin de Monsanto. Une enquête de l'Associated Press montre comment le semencier américain évince la concurrence, contrôle des sociétés plus petites et protège sa suprématie sur le marché des organismes génétiquement modifiés aux Etats-Unis.

Alors que les gènes brevetés de Monsanto sont présents dans 95 pour cent du soja et 80 pour cent du maïs cultivés aux Etats-Unis, la firme s'efforce de limiter la capacité des nouvelles sociétés de biotechnologie à distribuer leurs propres produits, révèle cette enquête. Une politique d'affaiblissement de la concurrence qui pourrait faire grimper les prix de l'alimentation aux Etats-Unis.

Les méthodes commerciales de Monsanto sont exposées dans des accords de licence confidentiels, auxquels l'AP a eu accès. La firme a utilisé ces contrats pour diffuser sa technologie, octroyant à quelque 200 sociétés le droit d'introduire des gènes Monsanto dans leurs propres variétés de maïs ou de soja. Mais ce droit a un coût et il est assorti de nombreuses conditions.

Une clause interdit par exemple aux entreprises indépendantes de cultiver des plantes contenant à la fois les gènes de Monsanto et de firmes rivales - sauf autorisation écrite préalable -, ce qui permet au semencier d'exclure la concurrence de la vaste part de marché qu'il contrôle déjà.

Les pratiques commerciales de Monsanto font actuellement l'objet d'une enquête du département américain de la Justice et de deux Etats (Iowa et Texas), pour déterminer si elles violent les lois antitrust. Des plaintes au civil ont déjà été déposées contre la firme par des concurrents.

Le géant des biotechnologies basé à St. Louis juge infondées les critiques sur ses accords de licence. Un avis que ne partagent pas certains de ses rivaux et des semenciers plus petits.

"Nous estimons désormais que Monsanto contrôle jusqu'à 90 pour cent" des OGM, ce qui est "presque incroyable", souligne Neil Harl, un économiste en agriculture de l'université de l'Iowa, spécialiste de l'industrie semencière. "Le résultat est un renforcement de l'emprise de Monsanto et la possibilité pour la firme d'augmenter ses prix sur le long terme. C'est ce que nous avons déjà observé ces cinq dernières années."

Monsanto a augmenté le prix de certaines variétés de maïs de 25 pour cent l'an dernier, et une hausse supplémentaire de 7 pour cent est prévue pour les semences de maïs en 2010. Les prix des sojas Monsanto se sont envolés de 28 pour cent en 2008 et seront stables ou en hausse de 6 pour cent en 2010, selon la porte-parole de la société Kelli Powers.

La controverse autour de Monsanto soulève une question essentielle: quel contrôle une entreprise peut-elle avoir sur les semences, qui sont à la base de la production alimentaire? Les accords de licence ont fait de la technologie de Monsanto l'une des plus largement et rapidement diffusées dans l'histoire de l'agriculture américaine. Aujourd'hui, lorsqu'un fermier américain achète des sacs de semences aux noms commerciaux obscurs, comme AgVenture ou M-Pride Genetics, il paye en fait pour des produits sous licence Monsanto.

Une clause de ses contrats pour le maïs a aidé Monsanto à acheter 24 sociétés semencières indépendantes aux Etats-Unis ces dernières années: elle stipule que si une entreprise change de propriétaire, son stock contenant des gènes Monsanto doit être "détruit immédiatement". Selon un porte-parole de la firme, cette disposition n'aurait plus cours.

Une autre clause figurant dans des contrats remontant à plusieurs années aide aussi à comprendre la croissance rapide de Monsanto. L'un des contrats offrait à un semencier indépendant des rabais importants s'il s'engageait à ce que les produits Monsanto représentent jusqu'à 70 pour cent de son stock total pour le maïs. Dans une plainte déposée en 2004, et qui s'est soldée par un règlement à l'amiable, la société rivale Syngenta a qualifié cette pratique de "politique de la terre brûlée" pour l'exclure du marché.

Les contrats examinés par l'AP interdisent aux semenciers d'en discuter les termes, et Monsanto se réserve le droit de les annuler, et du coup de priver une entreprise de son stock, en cas de violation des clauses de confidentialité.

Les semenciers indépendants ont théoriquement la possibilité de rompre leur contrat pour recommencer à vendre à vendre des semences conventionnelles, mais en pratique ils expliquent que ce peut être ruineux financièrement.

Le gène de résistance à l'herbicide Roundup de Monsanto est en effet devenu la norme dans l'agriculture américaine, et les petites entreprises craignent de perdre des clients si elles y renoncent. En outre, ces sociétés ont souvent investi du temps et de l'argent pour adapter les produits Monsanto à leurs besoins, et leur abandon peut donc être coûteux.





> OGM: Monsanto regrette l'avis du HCB
> AFP    
> 22/12/2009     | Mise à jour : 16:17   
>
> Le groupe américain Monsanto a jugé "regrettable" mardi "que les agriculteurs français n'aient toujours pas la possibilité" d'utiliser son maïs MON 810, après un avis du Haut conseil des biotechnologies (HCB) estimant qu'il présente plus d'inconvénients que d'avantages.
>
> Le HCB avait été saisi par le gouvernement d'une demande concernant l'éventuelle autorisation de ce maïs transgénique qui est sous le coup d'une interdiction de culture en France depuis 2008. Une majorité de membres du Comité économique, éthique et social (CEES) - une des deux composantes du HCB - a considéré que les inconvénients globaux d'une mise en culture du MON 810 l'emportaient sur ses avantages, selon le communiqué du HCB mardi.
>
> Monsanto estime que les considérations du CEES sont "complètement éloignées de toute réalité agricole". Olivier Soulié, responsable marketing Europe du Sud du groupe, cité dans le communiqué, met en avant les qualités qu'il attribue à ce maïs: "augmentation de rendement, meilleure qualité sanitaire du grain, économies d'insecticides et d'énergie fossile".  Le groupe américain de semences souligne en revanche que le comité scientifique du HCB "confirme que ce maïs est sûr vis-à-vis de la santé et de l'environnement".

Une décision de justice confirme le droit du maire d'interdire les OGM dans les cantines

Le 8 octobre dernier, la cour administrative d’appel de Lyon a reconnu le droit d’un maire d’interdire les aliments contenant des OGM dans les cantines communales (1). En 2005, le maire de Grigny (69) a adopté un arrêté interdisant d’une part, l’achat et la consommation de produits contenant des OGM dans la restauration communale, et d’autre part, la culture d’OGM sur le territoire de la ville.

A la demande du préfet, en 2007, le tribunal administratif de Lyon a annulé l’arrêté dans sa totalité, considérant que le domaine des OGM relève de la compétence exclusive du ministère de l’agriculture. Bien décidé à faire reconnaître son droit, le maire de Grigny a fait appel du jugement devant la Cour administrative d’appel de Lyon : cette dernière a confirmé le jugement de première instance sur la question des cultures, mais elle l’a annulé pour ce qui concerne la cantine communale. La Cour rappelle qu’ « une collectivité publique dispos[e] comme tout consommateur de la faculté de définir librement ses besoins », et qualifie la décision du maire de « mesure d’ordre intérieur », en ce qu’elle ne porte atteinte à aucune situation juridique protégée. Conséquence : le préfet ne pouvait pas former de recours à l’encontre de la mesure.

Les communes qui sont de plus en plus nombreuses à interdire les OGM dans les cantines (2) sont donc confortées dans leurs démarches !

1, Le jugement est en ligne sur le site Inf’OGM : http://www.infogm.org/

 

2, cf. « Cantines sans OGM : plusieurs villes s’engagent ! »

 

http://www.madeleinelabie.fr/Une-decision-de-justice-confirme




Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 07:41

L'insecticide cruiser 350 autorisé pour la campagne 2009-2010 en France ( journal de l'environnement,france Info....)



Dans un communiqué du 15 décembre, le ministère de l’agriculture (Maap) annonce que l’insecticide Cruiser sera à nouveau autorisé pour la campagne 2009-2010, suite à un avis favorable de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) rendu le 1er décembre.

Le Cruiser, incriminé pour son rôle dans la disparition des abeilles par les apiculteurs et les associations de protection de l’environnement, avait reçu une autorisation temporaire en décembre 2008 valable jusqu’en mai 2009, assortie de conditions d'emploi particulières et d’un dispositif de suivi sanitaire des ruches (1). En juin dernier, l’ex-ministre de l’agriculture Michel Barnier avait jugé que «les conditions n’étaient pas réunies pour statuer sur une nouvelle autorisation» (2).

Dans son communiqué, le Maap annonce sa décision de délivrer une autorisation de mise sur le marché à la préparation Cruiser 350 sur le mais ensilage, le mais grain et le mais porte-graine femelle, mais pas sur le mais doux et le mais porte-graine mâle.

L’autorisation devra faire l’objet d’une nouvelle évaluation de l’Afssa dans un an, avant d’être renouvelée. Le plan de suivi sera amélioré en 2010 avec un dispositif de surveillance des effets sur la biodiversité, en particulier sur les papillons et les insectes pollinisateurs. Le Maap a demandé par ailleurs que des mesures soient prises pour limiter la dispersion de poussières au moment du semis et annoncé une mesure d’interdiction de semis par grand vent.

La veille, France nature environnement avait remis par courrier au ministère sa pétition, forte de 45.000 signatures, en faveur d’une interdiction du Cruiser. La fédération d’associations déplore dans un communiqué du 14 décembre que le suivi 2009 n’ait donné lieu à aucun rapport. Elle rappelle que pour des cas de mortalité aiguë d’abeilles observés cette année en Charente-Maritime et Vendée, le lien avec le Cruiser a été confirmé par l’Afssa.

(1) Dans le JDLE «L’autorisation du Cruiser renouvelée jusqu’en mai 2009»
(2) Dans le JDLE «L’autorisation du Cruiser n’est pas renouvelée»



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  • Ecouter Jean Sabinche, responsablme de la filière abeilles à la confédération paysanne: Furieux de cette décision ministérielle sur:
    France Info

    Cest le produit pointé du doigt depuis plusieurs années déjà par les agriculteurs et les associations de défense de l’environnement. Mercredi, le ministère de l'Agriculture a annoncé le renouvellement, et ce jusqu'en mai 2009, de l'autorisation d'utilisation de l'insecticide Cruiser en France délivrée à l’origine pour un an en janvier dernier. Provoquant la colère de ses adversaires.

Cette autorisation "a été accordée à des conditions restrictives et sous réserve d'un renforcement du suivi de son utilisation, après un avis favorable de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments en date du 14 novembre 2008", a fait valoir le ministère dans un communiqué. "L'autorisation sera immédiatement suspendue si les éléments de suivi ou toute circonstance particulière le justifiaient", promettent les services de Michel Barnier.

Le Cruiser, insecticide utilisé principalement pour la culture du maïs, est jugé nuisible pour la biodiversité et les abeilles par ses détracteurs. "C'est dramatique, cela va à l'encontre du principe de précaution, les abeilles seront des cobayes", a réagi Henri Clément, président de l'Union nationale de l'apiculture française. Cette autorisation est "scandaleuse, totalement malheureuse et contraire au principe de précaution", a renchéri Arnaud Gossement, le porte-parole de France nature environnement. "Nous envisageons de saisir la justice", a-t-il également indiqué.


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A Copenhague, la petite sirène en avait avalé des couleuvres. Mais
jamais aussi grosse que celle-là. Elle a piqué une colère et remis un
prix empoisonné à Monsanto.
/"Je suis très honorée de remettre le prix de la “sirène en colère” à…
Monsanto"/. Avec calme, une touche de solennité et beaucoup d’ironie, la
journaliste et militante Naomi Klein a remis à Monsanto, le 15 décembre,
le prix de l’industriel exerçant le plus de pressions sur les
négociations climatiques.

... La multinationale tente de convaincre que les cultures de soja OGM
mondiales peuvent bénéficier de crédits carbone. Comment ? Elle met en
avant la technique de "semis direct" de cette plante....

La suite :
http://www.terra-economica.info/Monsanto-fait-hurler-la-sirene,7909




Communiqué de presse du 16 Décembre 2009
Coordination contre les méfaits de BAYER

Riz GM: BAYER condamné à payer des dommages-intérêts

2 millions de dédommagement / « Nous demandons à l'UE de n'accorder aucune autorisation d'importation à ce riz »

                     La Cour fédérale de Saint Louis (Missouri) a accordé près de deux millions de dollars de dédommagement à deux agriculteurs dont la récolte de riz avait été contaminée par des variétés génétiquement modifiées de la société BAYER CropScience. Cette procédure est considérée comme un ballon d'essai par environ 3000 cultivateurs de riz des états du Missouri, Alabama, Arkansas, Texas et Mississipi qui ont été confronté au même problème. Selon Johnny Hunter, l'un des deux plaignants: « C'est un grand succès pour les agriculteurs américains, qui ont été les victimes de la contamination par Liberty Link.

                    J'espère, que grâce à ce jugement la société BAYER sera contrainte de mettre fin à ses essais irresponsables ». Les jurés ont considéré que BAYER avait fait preuve de négligence, ce qui les a conduits à répondre positivement aux demandes de dédommagement de Hunter. Pour Adam Levitt, l'un des avocats des plaignants, BAYER risque de payer plusieurs centaines de millions de dollars. Le prochain procès est prévu en janvier prochain.

                    En 2006, le riz long OGM Liberty Link 601, qui résiste au glufosinate, un herbicide hautement toxique, était apparu sur le marché, bien qu'une autorisation d'exploitation n'ait encore été accordée nulle part dans le monde. 30% de la récolte étatsunienne étant contaminés, l'UE et le Japon stoppèrent toutes les importations de riz en provenance des USA. Selon une étude de Greenpeace, les agriculteurs eurent à faire face à des pertes d'1,2 milliards.

                     C’est suite à des essais de plein champ effectués par BAYER et la Louisiana State University il y a quelques années, que des croisements aux conséquences fatales ont eu lieu. Philipp Mimkes de la Coordination contre les méfaits de BAYER (CBG) déclare: « Nous saluons la décision du tribunal de St Louis et demandons à BAYER de dédommager immédiatement tous les agriculteurs victimes de la contamination par le riz Liberty Link. D'autre part, nous demandons à l'UE de n'accorder aucune autorisation d'importation à ce riz, car elle doit prendre en compte les risques écologiques et sociaux dans les pays où ce riz est susceptible d'être cultivé. » La culture de riz GM mène immanquablement à une contamination et à la disparition des variétés de riz traditionnelles, ce qui va de pair avec une augmentation des nuisibles et une utilisation accrue de pesticides dangereux.

                    Dès 2003, le groupe BAYER a demandé à l’UE d’autoriser l’importation pour la variété Liberty Link 62. Cette demande a été plusieurs fois rejetée par le conseil des ministres, mais elle est toujours d'actualité car elle n'a jamais été retirée. Traduction: Edith Meyer Informations complémentaires:

Coordination contre les méfaits de BAYER
Postfach 15 04 18
40081 Duesseldorf, Allemagne
 

 

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