Infos de septembre

Les maïsiculteur européens réclament l'accès aux ogm contre la chrysomèle!

 

article issu du site internet www.pleinchamp.com

 

Le piégeage de 300 insectes sur une vingtaine de nouveaux foyers cet été confirme l'installation progressive de l'insecte en Alsace et en Rhône-Alpes. Face à l'avancée de ce fléau, les producteurs européens de maïs (réunis au sein de la CEPM*) montrent du doigt les limites de la lutte mise en place.

La réglementation européenne classe la chrysomèle comme insecte de quarantaine. Ceci implique une lutte obligatoire «lourde de contraintes» pour les maïsiculteurs touchés. La réglementation impose notamment une stratégie d'éradication dans les zones indemnes. «Cette réalité est devenue économiquement intenable pour les maïsiculteurs concernés», estiment les producteurs européens.

Une caisse de solidarité professionnelle, alimentée pour moitié par l'État et pour autre moitié par la profession, a bien été mise en place pour indemniser les maïsiculteurs pénalisés mais un tel mécanisme risque de montrer rapidement ses limites sur le plan financier à mesure que l'insecte s'installera.

Les moyens de lutte insuffisamment disponibles

 
Les producteurs européens réclament donc l'accès aux mêmes techniques que leurs concurrents, notamment Américains. Aux États-unis, les agriculteurs seraient parvenus à gérer l'insecte grâce à l'utilisation des traitements de semences ; des OGM résistants à la chrysomèle et de la rotation. «Avec sa frilosité extrême vis-à-vis des OGM, l'Europe se prive d'un outil de lutte majeur», estiment-ils.

«Les producteurs de maïs européens ne peuvent accepter de continuer à subir les incohérences d'un politique qui ne leur permet pas de produire des OGM alors même que les citoyens européens en consomment via les importations».

Observée pour la première fois en Serbie en 1992, la chrysomèle du maïs n'a cessé de progresser pour atteindre différents pays d'Europe centrale ainsi que l'Italie et la France. Cet insecte et ses larves, engendrent des dégâts importants dans les quelques années qui suivent son apparition dans les parcelles.

* CEPM : Confédération Européenne de la Production de Maïs

 

 


 
 

Des militants anti-OGM dénoncent aujourd'hui les variétés de tournesols tolérants aux herbicides. 




Le Cetiom réagit en parlant d'un quiproquo puisque que ces tournesols hybrides sont issus de la mutagénèse et non de la transgénèse. Les explications de Pierre Jouffret, responsable développement de la région sud du Cetiom.


 
 

Les militants anti-OGM dénoncent vos essais de variétés de tournesols tolérants aux herbicides et parlent d' «OGM clandestins». Comment réagissez-vous à ces attaques ?

 

Pierre Jouffret : Les tournesols tolérants aux herbicides n'ont pas été obtenus par transgénèse : il n'y a pas eu d'introduction d'un gène venant d'une autre espèce. Ils ont été obtenus par une méthode de sélection très ancienne et très classique, donc en aucun cas clandestine, faisant appel à la mutagénèse et à des croisements successifs.

Une mutation est la modification de la structure des gènes (arrangement des bases constitutives de l'ADN) d'une plante. Elle se produit soit de façon naturelle soit elle est provoquée (en général, par l'action de produits chimiques) : il s'agit alors d'une mutagénèse. Ces mutations se manifestent par l'apparition de nouveaux caractères par rapport à la plante non mutée. Les sélectionneurs repèrent ces plantes présentant des nouveaux caractères intéressants, puis par croisements successifs, avec des variétés déjà existantes, créent des variétés nouvelles. Contrairement à la technologie de création des OGM, il n'y a pas d'introduction de gène venant d'un autre organisme.

Le Cetiom a initié, depuis plus d'un an, une démarche d'information. Les tournesols tolérants ont été présentés, avec des visites de parcelles, lors d'événements du Cetiom ou lors de différentes manifestations agricoles. Le Cetiom a organisé, pour le mouvement des faucheurs volontaires, qui s'était réuni à Bollène, une visite de ses essais avec la coopérative de Bollène-Barjac en juin dernier. A cette occasion, une table-ronde avec des représentants de cette association écologiste a permis d'échanger sur le sujet.

Le Grenelle de l'environnement a défini des orientations exigeantes pour le monde agricole. La feuille de route est claire : assurer une production élevée et de qualité tout en respectant l'environnement. Les innovations testées par le Cetiom sur tournesol contribueront à relever ce défi.

Quels bénéfices les agriculteurs peuvent-ils attendre de ces nouvelles variétés ?

 

P.J. : Ces variétés tolérantes aux herbicides permettent d'éviter des pertes de rendements par un meilleur contrôle des mauvaises herbes. Elles permettent de ne traiter que si nécessaire car elles sont applicables à vue, une fois que les mauvaises herbes sont levées. S'il n'y a pas d'adventice, on ne traite pas. Actuellement, les producteurs sont obligés d'intervenir avant même la levée de la culture. Et sans certitude sur la présence ou non de mauvaises herbes. Avec ces tournesols tolérants, ce passage préventif systématique du désherbant peut être supprimé.

Les traitements appliqués, tout en n'utilisant que des doses limitées d'herbicides, quelques dizaines de grammes seulement à l'hectare, permettent un bon contrôle des mauvaises herbes, préservant ainsi le rendement tout en respectant l'environnement. Cet effet positif est très marqué dans le Sud-Ouest où les parcelles mal désherbées ont subi de la part des mauvaises herbes une concurrence très forte pour leur alimentation en eau.

De plus, le binage est parfaitement complémentaire de ces solutions. On peut donc envisager un «désherbinage» (un binage combiné à un désherbage de post levée localisé sur le rang) et ainsi réduire les quantités de désherbant jusqu'à 70%.

Ces variétés apportent également une solution plus efficace contre l'ambroisie à feuilles d'armoise, une plante très allergène qui pose actuellement un problème de santé publique.

Quand ces nouvelles variétés seront-elles disponibles sur le marché ?

 

P.J. : Les variétés* et produits sont à ce jour déjà autorisés et homologués. Ils seront disponibles dès la prochaine campagne, aux semis 2010. Ces variétés étant des variétés obtenues par sélection classique, elles sont soumises exactement aux mêmes dispositifs d'homologation que toute variété (deux années d'expérimentation au CTPS par exemple pour les variétés déposées en France). Ces innovations technologiques sont d'ailleurs utilisées depuis plusieurs années chez nos voisins européens.

L'innovation des tournesols tolérants est une des voies pour soutenir la production de tournesol en France. En effet, alors que le tournesol présente des avantages agronomiques et écologiques déterminants, sa culture est en recul depuis plusieurs années. De 1996 à 2008, les surfaces de tournesol ont baissé de 40%. Elles ont diminué de 400 000 ha. Les bons chiffres de l'année 2008 n'ont pas réussi à compenser cette baisse tendancielle : on ne comptait que 625 000 ha de tournesols à la fin de l'année dernière sur 15 millions d'hectares cultivées en France (soit 4%) ! Dans la lutte pour le maintien de cette production, la maîtrise du désherbage est essentielle. Les exploitations qui réussissent le désherbage sauvent leur culture.

* Cetiom : Centre interprofessionnel technique des oléagineux métropolitains
* ExpressSun développé par Pioneer et Dupont ; Clearfield de BASF

   

 

 

Une ONG dénonce une culture de soja contaminée aux OGM en Roumanie


[ 21/09/2009 15:41 ] L'organisation écologiste roumaine Agent Green a dénoncé lundi la contamination transgénique d'une culture de soja dans le sud de la Roumanie et demandé aux autorités de la détruire.
L'organisation a découvert une "culture massive de soja conventionnelle contaminée par du soja transgénique Roundup Ready, produite et brevetée" par l'américain Monsanto, les tests de laboratoire ayant confirmé que 0,28% de la culture découverte dans le village de Chirnogi était transgénique.
   "Si des mesures immédiates pour détruire la culture ne sont pas prises, les fèves d'un seul plant de soja transgénique pourront être semées l'année prochaine et la contamination sera massive", s'inquiète l'ONG.
   Selon l'ONG, la manière dont la contamination a eu lieu n'était pas claire, l'une des possibilités étant la présence des fèves OGM parmi celles ayant été semées.
   Pour sa part, la compagnie Monsanto en Roumanie a précisé à l'AFP qu'elle ne vendait pas de soja en Roumanie, ni conventionnel ni transgénique, et qu'en Europe elle ne commercialisait pas du soja Roundup Ready.
   La Roumanie a interdit officiellement les cultures OGM, sauf celles de maïs, à partir du 1er janvier 2007, date de son entrée dans l'UE.
   Selon l'ONG, c'est le 19e cas de culture illégale ou de contamination transgénique recensé ces quatre dernières années en Roumanie.


AFP.
Source : http://www.agrisalon.com/06-actu/article-22907.php

 

 

 

* Et la betterave dans tout ça ?



 


 

* Lin : l'UE en alerte après l'importation d'un lin OGM interdit via le Canada


BRUXELLES - La Commission européenne a demandé aux Etats membres de retirer de la vente tous les produits alimentaires de boulangerie contaminés par un lin génétiquement modifié importé du Canada et dont la commercialisation est interdite dans l'UE.


Depuis le début du mois de septembre, huit alertes ont été émises sur le système d'alerte rapide européen informant de la présence de ce lin génétiquement dans la chaîne alimentaire, a indiqué mardi Nina Papadoulaki, porte-parole pour la Santé.


La première alerte est venue d'Allemagne le 8 septembre. D'autres ont été émises par le Royaume-Uni et la Suède.


"Les alertes ont permis de remonter la chaîne de distribution et permettent de retirer rapidement de la vente les produits contaminés", a-t-elle précisé.


"Les autorités canadiennes ont été contactées et ont immédiatement bloqué toutes les cargaisons à destination de l'UE pour procéder à des analyses", a-t-elle ajouté.


Le lin est utilisé pour des spécialités de boulangerie comme le pain au lin et le pain multigrains. Le produit incriminé, a précisé l'organisation écologiste Greenpeace, est le lin OGM FP 967 ou encore Triffid. Il a été génétiquement modifié afin de résister à un herbicide et contient trois gènes résistants aux antibiotiques.


La législation européenne interdit l'utilisation de ce type de gènes depuis 2004. Mais le Triffid est autorisé pour l'alimentation au Canada et aux Etats-Unis.


Selon Greenpeace, des produits contaminés ont été repérés en Allemagne, en Pologne, en Suisse, en Belgique, en Hongrie, aux Pays-Bas, au Portugal, en Roumanie, au Luxembourg, en Suède et au Royaume-Uni.


Rien n'a encore été trouvé en France, pour l'instant, précise l'organisation. "Quelles sont les mesures mises en place par notre gouvernement pour s'assurer que des produits alimentaires, pain, biscottes ou céréales pour le petit-déjeuner ne contiennent pas de lin contaminé ?", a demandé Rachel Dujardin, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France.


Les experts du comité scientifique pour la sécurité alimentaire de l'UE se prononceront sur cette affaire à leur réunion le 19 octobre à Bruxelles, a précisé la Commission.


68% de la production canadienne de lin est jusqu'à présent importée en Europe.


Greenpeace précise que "ce type de contamination n'est pas nouveau. En 2006, un riz OGM qui n'avait jamais été autorisé à la culture commerciale avait contaminé de nombreux produits alimentaires, à travers le monde, avec des coûts évalués à un milliard de dollars".


"Cet été encore, des importations de soja américain ont été bloquées avant leur arrivée en Europe car elles contenaient des traces de maïs transgénique non autorisé", a ajouté l'organisation écologiste.



* Les Monts d'Ardèche s'efforcent de devenir la 1ère zone française sans OGM


LYON - Le parc naturel des Monts d'Ardèche a engagé un processus d'interdiction de la culture d'OGM, comme le permet la loi depuis 2008, une première en France après dix ans de guérilla municipale perdue face aux cultures transgéniques.


Jusqu'à présent, chaque tentative d'interdiction locale des OGM était vouée à l'échec, la justice administrative "niant au maire toute compétence dans ce domaine" qui relève du ministère de l'Agriculture, résume Anne Furet, responsable de la veille juridique de l'association Inf'OGM.


Quant aux régions et départements, nombreux à adopter des motions défavorables aux cultures transgéniques, ils devaient se contenter "d'éditer des guides anti-OGM" ou, pour les plus offensifs, "de conditionner leurs aides à la non-utilisation des OGM dans les exploitations", poursuit la juriste.


Mais la loi du 25 juin 2008 a pour la première fois reconnu aux parcs nationaux et aux parcs naturels régionaux le droit "d'exclure la culture d'OGM sur tout ou partie de leur territoire", possibilité dont les Monts d'Ardèche se sont aussitôt emparés.


Opposé de longue date aux OGM, ce parc naturel de 180.000 hectares, qui couvre plus du tiers de l'Ardèche, s'est lancé dans la réécriture de sa "charte", document de référence pour la période 2011-2023, explique son vice-président chargé de l'agriculture, Christian Moyersoen.


"On est aujourd'hui vierge de culture OGM mais il s'agit de se garantir pour l'avenir. Nous avons 65 variétés différentes de châtaignes, des fruits anciens, des framboises, et nous sommes le premier producteur français de myrtilles. Toute cette flore méritait une protection", argumente-t-il.


Zone de montagne, parsemée d'exploitations familiales pratiquant la culture en terrasse, les Monts d'Ardèche "ne peuvent tenir face aux exploitations industrielles de plaine", analyse Frédéric Jacquemart, de l'association France Nature Environnement.


Le parc "a donc tout intérêt à jouer sur la qualité puisque l'impact écologique préoccupe de plus en plus les consommateurs". Ce type de démarche a parallèlement la faveur des élus locaux, attachés "au maintien d'une présence humaine dans des endroits qui, sinon, seraient désertés", développe-t-il.


Mais l'exclusion des OGM en Ardèche se heurte, outre les nombreuses consultations requises, au caractère "peu limpide" de la loi de 2008, qui rend son application "plus délicate que prévu", souligne Christian Moyersoen.


Le texte exige en effet "l'accord unanime des exploitants agricoles concernés", que personne ne sait comment obtenir: faut-il interroger tous les agriculteurs présents sur le parc? Les nouveaux arrivants pourront-ils s'affranchir de la charte au motif qu'ils n'ont pas été consultés?


Dans le flou, le parc a sollicité la Chambre d'Agriculture de l'Ardèche, qui a adopté une délibération anti-OGM le 18 septembre dernier - avec une unanimité que Frédéric Jacquemart juge "exceptionnelle" dans une profession déchirée par la question transgénique.


A terme, l'objectif des Monts d'Ardèche est, selon Christian Moyersoen, "d'ouvrir une porte" aux autres parcs intéressés, dont "les Cévennes, le Vercors et le Pilat", en s'attaquant le premier au casse-tête créé par la loi.


(©AFP / 29 septembre 2009 09h33) L'UE en alerte après l'importation d'un lin OGM interdit via le Canada

 

 

 

* Le maïs espagnol demande "l'asile agricole" à la France  

 

Derrick Ceyrac AFP/Archives

Des épis de maïs espagnols ont demandé mardi "l'asile agricole" à l'ambassade de France à Madrid, pour fuir la "contamination" du maïs transgénique cultivé en Espagne.
Cette opération symbolique était organisée par l'organisation écologiste "Les Amis de la terre" pour protester contre la culture "à grande échelle" de maïs génétiquement modifié en Espagne, alors qu'un moratoire sur cette culture a été imposé en France.
Une vingtaine de militants déguisés en épis de maïs, et venant de plusieurs pays européens, ont brièvement manifesté devant l'ambassade au centre de Madrid, et remis une pétition à un des ses diplomates, affirmant vouloir "fuir en France plutôt qu'être OGM".
"Nous voulons dénoncer le fait que l'Espagne est le seul pays en Europe à cultiver à grande échelle du maïs transgénique (20% de la production), sans aucune mesure de protection contre la contamination" du maïs sans OGM, a indiqué une porte parole des Amis de la terre.
Parmi les manifestants, Patrick de Kochko, agriculteur bio près d'Agen, dans le sud-ouest. "Je suis venu soutenir mes amis espagnols, car ils n'ont plus la liberté, comme nous en France, de cultiver du maïs sans risques. Tous les maïs sont contaminés en Espagne", a-t-il déclaré à l'AFP.
"Nos protestations ne sont pas écoutées par les autorités espagnoles", a précisé20la porte-parole des Amis de la terre, soulignant que cette manifestation était appuyée par l'ensemble de l'organisation de défense de l'environnement, présente dans 77 pays.
Plusieurs pays européens, dont la France et l'Allemagne, ont activé la clause sauvegarde contre la culture du mais génétiquement modifié MON 810 de la firme américaine Monsanto et la Commission européenne à dit "réfléchir" sur le dossier.

 

 

LE C.S.F.V 49


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Délibéré du procès d'Angers

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