Comité de Soutien aux Faucheurs
Volontaires
CSFV 49
° Quand le gouvernement et la loi permettent ou organisent le profit de quelques uns contre tous et contre le bien commun, faut-il se taire et laisser faire ?
° Quand les citoyens ont essayé tous les moyens démocratiques à leur disposition pour alerter leurs concitoyens et le gouvernement de ce danger, que reste-t-il à leur disposition pour assumer leur responsabilité selon le principe de précaution inscrit dans la Constitution ?
° Dans cette situation, pour que la démocratie reste une réalité, ils n’ont à leur disposition que l’état de nécessité inscrit dans le code pénal. Il permet de désobéir à la loi au nom des valeurs supérieures ordonnées au bien commun qui légitiment leurs actions.
° Les Faucheurs volontaires s’engagent à neutraliser ces plantes pesticides. Ils agissent à visage découvert dans les formes de la désobéissance civique non-violente qui respecte les personnes. Les biens qui ne sont pas concernés par la protection du bien commun ne sont pas en cause.
° Les Faucheurs s’auto-organisent dans les actions qu’ils revendiquent. Ils assurent personnellement les conséquences civiles et pénales de leurs actes dans le cadre d’actions collectives. Une solidarité active est mise en œuvre afin que quelques uns ne payent pas pour tous par leur personne ou par leurs biens.
Ici en Maine-et-Loire comme ailleurs,
pour toutes ces raisons, nous soutenons les Faucheurs Volontaires !!
Le CSFV49.
Le
Conseil d’Etat a annulé, par un arrêt du 24 juillet dernier, 5 dispositions du décret du 19 mars 2007 par lequel le gouvernement Villepin avait partiellement transcrit la directive européenne
2001/18 relative à la dissémination volontaire d’OGM dans l’environnement.
Saisi en 2007 par le Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (Crii-gen), le Conseil d’Etat lui a donné raison au sujet du décret
du 19 mars 2007 relatif à la procédure de mise sur le marché de produits contenant des OGM non destinés à l’alimentation. Dans un arrêt rendu fin juillet, il estime que les mises en cause
exprimées par le Crii-gen sont fondées, notamment le non-respect du droit à l’information du public sur les études en matière de santé des OGM. Il a également fait savoir que la transcription de
la directive devrait passer par une loi et non par un décret.
Le Conseil d’Etat annule donc le décret à compter du 30 juin 2010, le temps pour le présent gouvernement de présenter une nouvelle loi. «Il va falloir revoter une loi OGM sur toute la partie
procédurale puisque la loi OGM qui a déjà été votée l'an dernier «ne contient rien de tout cela: c'était censé être réglé par le décret»», a indiqué Corinne Lepage, présidente du Crii-gen, à
l’AFP. «On a deux solutions: la première, c'est de faire une loi qui traite spécifiquement de la question de l'information du public sur les OGM. La deuxième, c'est d'avoir une loi beaucoup plus
large (...) en intégrant toutes les exigences de consultation du public sur les questions environnementales», a indiqué Chantal Jouanno à l’AFP. Dans un communiqué, France nature environnement
indique préférer la deuxième option. «Malheureusement le problème du droit à l’information se pose dans de très nombreux domaines et pas uniquement en matière d’OGM», explique son président
Sébastien Genest.
Le décret de mars 2007 avait été passé en force (1) par le gouvernement Villepin après que la Commission européenne avait demandé une amende de 38 millions d’euros contre la France en décembre
2006 pour non transposition dans les délais (2002).
L’affaire date de plus deux ans. Début 2007 : la Cour européenne de justice des communautés européennes menace Paris de sanctions. Motif ? La France n’a toujours retranscrit dans son droit national la directive européenne relative à la dissémination volontaire des organismes génétiquement modifiés, datant de 2001.
Mars 2007, pour pallier ce manque, le gouvernement Villepin fait passer un décret relatif aux OGM, mais zappe l’obligation d’une meilleure information du public dans les procédures d’autorisation de dissémination volontaire et de mise sur le marché des OGM imposée par la directive. Ni une, ni deux, Corinne Lepage, qui fait de la transparence son cheval de bataille, saisit le Conseil d’État, au nom du Comité de recherche et d’information indépendante sur le génie génétique (Criigen) dont elle est la présidente.
Deux ans plus tard, en avril 2009, l’avocate et ancienne ministre de l’environnement, remet à Michel Barnier, alors ministre de l’Agriculture, une pétition réunissant plus de 50 000 signatures qui demande "que soient rendus publics les résultats des analyses de sang des animaux qui ont mangé ces OGM".
Le 24 juin, le rapporteur public du Conseil d’État propose qu’il soit entièrement fait droit à la demande du Criigen reconnaissant que l’obligation d’information du public n’était pas satisfaite par ce texte, "en particulier la communication des études sur la santé" précise le Criigen dans son communiqué publié alors. Fin juillet, le Conseil d’État annule le décret de 2007 et rend un arrêt qui donne à la France jusqu’à la fin de la prochaine session parlementaire, qui s’achève le 30 juin 2010, pour adopter une nouvelle loi retranscrivant la directive européenne.
Une décision de justice exige le vote d'une nouvelle loi sur les plantes OGM avant l'été 2010 et relance le débat sur le manque d'information du public sur le sujet.
La justice administrative a pris son temps, mais la décision du Conseil d'Etat est claire: le décret adopté en urgence par le gouvernement début 2007 pour transposer la directive européenne relative aux organismes génétiquement modifiés (voir notre encadré ci-contre) est tout simplement annulé, a révélé mardi Rue89. Le droit ayant horreur du vide, un nouveau texte devra être adopté avant le 30 juin 2010, sous peine d'amende de la Commission européenne.
Une occasion rêvée pour les associations et partis écologistes de revenir à la charge: dans Sud Ouest jeudi, Corinne Lepage –dont l'association Criigen est à l'origine du recours contre le décret- réclame du futur texte "qu'il reconnaisse le droit à l'information et à la communication de toutes les études existantes". Dans un communiqué, la Confédération paysanne se félicite jeudi de la décision et "invite le gouvernement français à agir sans délai, de manière cohérente, dans le sens indiqué par le Conseil d’Etat, mais aussi en réfutant tout seuil autre que le seuil de détectabilité pour définir le sans OGM". L'association France Nature Environnement affirme pour sa part dans un communiqué qu'elle souhaite "une grande loi sur l’information environnementale".
Pendant ce temps-là....:
Le Mexique autorise des semis de maïs transgénique
Le gouvernement mexicain a délivré deux premières autorisations pour semer du maïs transgénique à titre expérimental, ont annoncé jeudi les ministères de l'Agriculture et de l'Environnement
L'organisation écologiste Greenpeace a immédiatement mis en garde contre de sérieux risques de contamination.
Les ministères n'ont pas dévoilé d'autres détails sur les entreprises choisies pour mener ces expérimentations ni sur leur emplacement, mais ont assuré qu'elles auraient lieu dans
des régions sans plantation de maïs indigène et sur des "terrains contrôlés et complètement isolés d'autres cultures".
Greenpeace a annoncé qu'elle contesterait cette décision devant la justice.
Le gouvernement mexicain prévoyait depuis le début de l'année de donner son feu vert à des programmes pilote de culture de maïs transgénique, sujet pourtant polémique dans le pays,
où le maïs a une importance culturelle.
Le Mexique est le premier producteur mondial de maïs blanc, qui constitue la base du régime alimentaire des Mexicains, notamment de la fameuse tortilla.
Source : http://www.agrisalon.com/06-actu/article-23055.php


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