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Comité de Soutien aux Faucheurs
Volontaires
CSFV 49
° Quand le gouvernement et la loi permettent ou organisent le profit de quelques uns contre tous et contre le bien commun, faut-il se taire et laisser faire ?
° Quand les citoyens ont essayé tous les moyens démocratiques à leur disposition pour alerter leurs concitoyens et le gouvernement de ce danger, que reste-t-il à leur disposition pour assumer leur responsabilité selon le principe de précaution inscrit dans la Constitution ?
° Dans cette situation, pour que la démocratie reste une réalité, ils n’ont à leur disposition que l’état de nécessité inscrit dans le code pénal. Il permet de désobéir à la loi au nom des valeurs supérieures ordonnées au bien commun qui légitiment leurs actions.
° Les Faucheurs volontaires s’engagent à neutraliser ces plantes pesticides. Ils agissent à visage découvert dans les formes de la désobéissance civique non-violente qui respecte les personnes. Les biens qui ne sont pas concernés par la protection du bien commun ne sont pas en cause.
° Les Faucheurs s’auto-organisent dans les actions qu’ils revendiquent. Ils assurent personnellement les conséquences civiles et pénales de leurs actes dans le cadre d’actions collectives. Une solidarité active est mise en œuvre afin que quelques uns ne payent pas pour tous par leur personne ou par leurs biens.
Ici en Maine-et-Loire comme ailleurs,
pour toutes ces raisons, nous soutenons les Faucheurs Volontaires !!
Le CSFV49.
Bonjour,
5 infos pas inintéressantes à suivre :
1- Monsanto a falsifié ses données scientifiques selon un ancien directeur
2- INDE - Aubergine OGM Bt : moratoire décrété tandis qu’un ancien directeur de Monsanto Inde dénonce les pratiques de cette entreprise
3-Avis du Haut Conseil des biotechnologies (HCB) relatif au dossier de demande d'autorisation...
4- OGM: l'Etat jugé pour son refus d'instaurer des périmètres de sécurité
5- Brevetabilité des gènes : les Etats-Unis réouvrent le dossier

2- INDE - Aubergine OGM Bt : moratoire décrété tandis qu’un ancien directeur de Monsanto Inde dénonce les pratiques de cette entreprise :
http://www.infogm.org/spip.php?article4324
3- Actualité :
Février 2010
Avis du Haut Conseil des biotechnologies (HCB) relatif au dossier de demande d'autorisation EFSA/GMO/NL/2009/72 - maïs MON89034xNK603
Recommandation du comité économique, éthique et social
Avis du Haut Conseil des biotechnologies (HCB) relatif au dossier de demande d'autorisation EFSA/GMO/NL/2005/22 - maïs NK603
Recommandation du comité économique, éthique et social
Avis du Haut Conseil des biotechnologies (HCB) relatif au dossier de demande d'autorisation EFSA/GMO/DE/2008/63 - betterave H7-1
Recommandation du comité économique, éthique et social
4- OGM: l'Etat jugé pour son refus d'instaurer des périmètres de sécurité
L'Etat a comparu vendredi devant le tribunal administratif (TA) de Strasbourg pour répondre de son refus d'instaurer en 2006 des périmètres de sécurité pour
protéger les parcelles bio des cultures 0GM.
La commune de Wattwiller (Haut-Rhin) conteste l'annulation par le TA d'un arrêté municipal pris en 2005 par le sénateur-maire Verts de Wattwiller, Jacques Muller, pour interdire sur la
commune la culture d'OGM dans un rayon de 400 m autour des parcelles biologiques, à titre préventif.
A l'époque, les cultures commerciales de maïs OGM, interdites en France depuis 2008, n'étaient pas déclarées. A deux reprises, en
2006, le sénateur-maire avait demandé au ministère de l'agriculture d'instaurer des périmètres autour des cultures biologiques. Le ministère n'a pas répondu à la première demande et
adressé quelques mois plus tard à la commune un courrier qui a été interprété comme un refus.
A l'audience de vendredi, le rapporteur public a estimé que le silence du ministère, dans un premier temps, valait refus d'instaurer des périmètres et préconisé l'annulation de cette
mesure.
Pour la commune, Jacques Muller a rappelé que la France avait interdit en 2008 le maïs MON810, seul maïs transgénique autorisé dans l'UE, et que
la loi française instituait désormais des périmètres de protection.
La décision du TA, qui devrait être rendue dans un délai d'un mois, n'aura cependant pas d'incidence pratique car le tribunal se prononce en fonction de la loi en vigueur en 2006, a
expliqué le sénateur-maire après l'audience. "Mais elle permettra peut-être de marquer des points dans la résistance à l'invasion des OGM".
5- Brevetabilité des gènes : les Etats-Unis réouvrent le dossier
samedi 6 février 2010
par Yaroslav Pigenet
Après la décision de l’Europe de limiter ou révoquer les brevets revendiqués par le laboratoire privé Myriad Genetics sur deux gènes impliqués dans le cancer du sein, le débat sur la brevetabilité du patrimoine génétique humain rebondit aux Etats-Unis. Plusieurs universités américaines et d’association de défense des libertés civiles viennent de porter une plainte en justice pour contester la constitutionnalité des brevets sur les gènes. La future décision de la cour, qui a entendu les arguments des « pros » et des « antis » brevets le mardi 2 février, pourrait à terme déboucher sur l’invalidation de milliers de brevets américains déjà déposés sur des séquences ADN « naturelles »…
En mai dernier, la Public Patent Fondation (PUBPAT) et l’American Civil Liberties Union (ACLU) – au nom de 150 000 chercheurs, professionnels de santé et patients touchés par le cancer du sein - ont décidé de contester devant la justice étasunienne la validité légale et la constitutionnalité de plusieurs brevets déposés sur des marqueurs génétiques du cancer du sein BRCA1 et BRCA2. Selon les plaignants, ces brevets – dont les recherches ont en partie été financés par des fonds publics - « non seulement étouffent la mise au point de tests diagnostiques et les recherches de nouvelles pistes thérapeutiques, mais limitent aussi les options thérapeutiques à la disposition des femmes ». Il est vrai que Myriad Genetics - qui facture 3000 dollars tout séquençage des gènes BRCA au nom de ses brevets - s’ est efforcé jusqu’ici de faire interdire l’utilisation des séquences qu’il « détient » par plusieurs laboratoires publics travaillant sur le cancer du sein.
La plainte a été déposée simultanément contre l’Office américain des brevets (USPTO), qui a validé les brevets, l’Université de l’Utah qui l’a déposé et le laboratoire privé Myriad Genetics qui en détient les droits exclusifs après les avoir acquis auprès de l’Université de l’Utah dès 1994. A la suite d’une longue bataille à laquelle VivAgora a largement pris part, ces brevets – validés en 2001 par l’Office Européen des Brevets - ont été fortement limités, voire révoqués, par plusieurs pays puis par les instances européennes entre 2001 et 2008. En relançant ce débat aux États-Unis, où plus d’un millier de gènes sont déjà brevetés, l’objectif avoué des promoteurs de la plainte n’est ni plus ni moins qu’obtenir une abolition internationale des brevets sur le vivant.
Le juge Robert Sweet de New York a entendu mardi les arguments des deux parties et il devrait décider prochainement s’il y a suffisamment d’éléments pour renvoyer l’affaire devant un tribunal. Les avocats de Myriad Genetics - qui a annoncé mercredi une augmentation de 67% de ses bénéfices en 2009 - ont ainsi fait valoir que « [une décision de renvoi] pourrait mener à l’invalidation de milliers de brevets biotechnologiques et, de fait, saper les fondations de toute l’industrie biotech ». En outre « le développement de nombreux médicaments et tests diagnostiques serait menacé » ont-ils averti.


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