Comité de Soutien aux Faucheurs
Volontaires
CSFV 49
° Quand le gouvernement et la loi permettent ou organisent le profit de quelques uns contre tous et contre le bien commun, faut-il se taire et laisser faire ?
° Quand les citoyens ont essayé tous les moyens démocratiques à leur disposition pour alerter leurs concitoyens et le gouvernement de ce danger, que reste-t-il à leur disposition pour assumer leur responsabilité selon le principe de précaution inscrit dans la Constitution ?
° Dans cette situation, pour que la démocratie reste une réalité, ils n’ont à leur disposition que l’état de nécessité inscrit dans le code pénal. Il permet de désobéir à la loi au nom des valeurs supérieures ordonnées au bien commun qui légitiment leurs actions.
° Les Faucheurs volontaires s’engagent à neutraliser ces plantes pesticides. Ils agissent à visage découvert dans les formes de la désobéissance civique non-violente qui respecte les personnes. Les biens qui ne sont pas concernés par la protection du bien commun ne sont pas en cause.
° Les Faucheurs s’auto-organisent dans les actions qu’ils revendiquent. Ils assurent personnellement les conséquences civiles et pénales de leurs actes dans le cadre d’actions collectives. Une solidarité active est mise en œuvre afin que quelques uns ne payent pas pour tous par leur personne ou par leurs biens.
Ici en Maine-et-Loire comme ailleurs,
pour toutes ces raisons, nous soutenons les Faucheurs Volontaires !!
Le CSFV49.
Les faucheurs volontaires déboulent à Montech
Agriculture. Les nouveaux tournesols obtenus par mutagénèse ont relancé les actions du collectif.
Une centaine de faucheurs volontaires s'est rendue sur le site de la station Pionner génétique, plusieurs sensibilités étaient représentées. L'effet de surprise n'a pas eu lieu. Dès potron-minet (six heures exactement) un cordon de gendarmes, placé sous la responsabilité du colonel Frédéric Saulnier, avait pris position tout autour du site de la station de recherches Pionner spécialisée dans le Tournesol, sur la commune de Montech.
Dans le sillage de Jean-Baptiste Libouban, l'un des membres fondateurs du mouvement des faucheurs volontaires, de Michel Metz et de Jacques Dandelot du collectif anti- OGM 31, ils étaient une bonne centaines de personnes venues de Bretagne, d'Auvergne, de l'Allier, de la Loire, du Rhône et des départements du Grand Sud déterminées à mener une action visant à dénoncer la future commercialisation à une très grande échelle de tournesols (Expressun résistant à un herbicide.
« Une vraie saloperie »
En début de manifestation, Jean-Baptiste Libouban relevait ; « La culture de ce nouveau tournesol s'est intensifiée dans les pays de l'Est, il y en a pratiquement
300 000 hectares. Le danger est bien réel de le voir implanté prochainement en France. » à peine le temps d'entendre un faucheur relever « c'est une vraie saloperie ce truc-là, il est très
toxique quoiqu'en dise Pioneer et assez dangereux pour la santé des humains. Encore une grande connerie après le Grenelle de l'environnement qui n'a débouché sur rien » que Jean-Baptiste Metz
enfonçait le clou en avançant : « En fait, il s'agit de nouveaux OGM qui ne disent pas leur nom. La directive européenne qui réglemente les OGM les exclut totalement de son champ d'application.
Le moratoire sur le maïs Monsanto 810 n'a pas tout réglé. la preuve avec cette nouvelle tentative. Et le pire est probablement à venir avec des tentatives similaires sur le colza dans les mois à
venir. Il nous faut un moratoire très rapidement sur ces cultures détournées »
Du côté de la firme Pionner, Juan Donnerwith, directeur juridique pour l'Europe du sud, affirmait que « ce nouveau tournesol ne doit pas être considéré comme un OGM, il a été élaboré à partir de techniques traditionnelles puisque la mutagénèse existe depuis des dizaines d'années. » Hier en fin d'après-midi, la préfète du Tarn-et-Garonne, était sollicitée pour servir de relais auprès du ministère de l'Environnement. Les manifestants ayant prévu de rester sur place jusqu'à obtention d'une réponse espérée sous forme d'un moratoire . J.-P.L.
Publié le 27/08/2009 04:38 | LaDepeche.fr
Cette fois, José Bové n'est pas venu en Tarn-Garonne.Photo M.B.José Bové qui n'était pas sur le site de Montech hier après-midi (il prépare son prochain procès, vendredi à Béziers) a tout de même, par l'intermédiaire du téléphone portable de Jean-Baptiste Libouban, communiqué sa position sur cette nouvelle action des faucheurs. Faucheurs qui viendront le soutenir en nombre conséquent dans l'Hérault en cette fin de semaine. « Après les actions menées sur le terrain et le moratoire qui a été décidé pour le maïs Monsanto 810, les firmes en ont immédiatement tiré la leçon. Elles ont compris que sur les OGM elles étaient en train de perdre le combat, ne serait-ce qu'auprès de l'opinion publique. Elles ont alors changé leur fusil d'épaule. Les nouvelles technologies qu'elles ont mises en place n'ont pas besoin d'autorisation et d'essais. Pour l'instant, le ministère de l'équipement est gêné car il se rend parfaitement compte que les firmes ne jouent pas le jeu, mais il ne s'est pa s engagé franchement pour dénoncer ces nouvelles technologies. Nous attendons avec beaucoup d'impatience la prise de position de Chantal Jouanno, la secrétaire d'état à l'écologie. »
Un tournesol les fait s'asseoir par terre
20 MINUTESIls étaient attendus. Après plus d'un an de répit, les faucheurs volontaires ont ressorti hier après-midi leurs banderoles lors d'un sit-in à Montech devant la station de recherches sur le tournesol du semencier Pioneer, dont l'entrée était gardée par un cordon de gendarmes. Venus de l'Indre, du Finistère ou encore de l'Aveyron, les militants voulaient dénoncer la commercialisation d'ici à l'année prochaine d'une variété de tournesol, « des OGM qui ne disent pas leurs noms », selon Michel Metz du collectif anti-OGM de Haute-Garonne.
Obtenus selon une technique différente des maïs et autres sojas transgéniques, ces semences ne sont pour l'instant pas répertoriées comme génétiquement modifiées. Et pour Jean-Baptiste Libouban, à l'origine du mouvement, « c'est la deuxième phase de notre combat, car aujourd'hui les firmes produisent des OGM cachés dont on ne sait pas du tout les conséquences sanitaires », a-t-il insisté aux portes de ce site perdu au milieu des champs. Car, pour l'heure, ces cultures contestées ne sont plus autorisées sur le territoire français. Le maïs MON 810 est toujours sous le coup d'un moratoire. Les militants demandent le même traitement pour cette variété de tournesol.
Mais pour le semencier « ce ne sont pas des OGM mais des recherches traditionnelles avec différentes techniques », argue Jean Donnenwirth, directeur juridique chez Pioneer pour l'Europe de l'Ouest. Ce dernier voit dans l'action des faucheurs « une tempête dans un verre d'eau pour redonner vie à un débat et remobiliser ses troupes ». Celles-ci comptaient bien camper jusqu'à l'obtention d'un rendez-vous au ministère de l'écologie pour évoquer le sujet.
Béatrice Colin


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