des ptites infos diverses sur l'actu OGM du moment.........On voit bien que ça vient de partout et que la lutte continue !
1- Patate OGM : page spéciale sur votre droite dans rubrique : "Pratique/en savoir +"
2- Article dans Marianne2:
Avec Vilmorin, l'Etat investit dans les OGM
Avec France Inter, la chronique de Bernard Maris, économiste. Le Fonds stratégique d'investissement investit dans Vilmorin, géant de l'agroalimentaire. Juste au moment où l'entreprise compte se développer dans les marchés des OGM qui font pourtant l'objet d'un moratoire en Europe.
Qui dirige le FSI ? Théoriquement Augustin de Romanet, le patron de la CDC, en fait Gilles Michel, le directeur, qui vient de Citroen, Patricia Barbizet, qui dirige Artemis, le holding de François Pinault, et Jean-François Dehecq, le patron de Sanofi-Aventis. Des gens très bien. Et qui viennent de décider d’apporter 150 millions d’euros au semencier Vilmorin.
Vilmorin, quatrième semencier mondial
Amélioration des plantes, cela veut dire, OGM. Aux Etats-Unis Vilmorin est en compétition avec les gros producteurs d’OGM, et il est présent dans une filiale qui fait du maïs et du soja à 90% OGM. Or il est clair que Vilmorin a envie d’accroître ses positions en Amérique.
Et donc augmenter sa recherche et sa production OGM. Il faut savoir que le marché des OGM est en très forte croissance, 20% environ, que les OGM se vendent 50 à 100% plus cher que les non-OGM, et que les surfaces OGM progressent partout dans le monde, sauf en Europe, où elles régressent. De là à dire que l’Etat français investit dans les OGM…
Mais là où les choses se compliquent, c’est quand l’Europe autorise la culture d’une pomme de terre transgénique, et la mise sur le marché de trois nouvelles variétés de maïs transgénique fabriqué par Monsanto, le grand rival de Vilmorin. Or 14 Etats sur les 27 états membres de l’Europe défendent les OGM, et, parmi les 14, l’Allemagne, qui s’apprête à cultiver la pomme de terre transgénique.
Pourquoi alors pénaliser les paysans français ? C’est le principe de concurrence contre le principe de précaution. Puisque les autres pêchent du thon, pêchons du ton. Puisqu’ils font des OGM, faisons des OGM. Puisqu’ils utilisent des nitrates, utilisons des nitrates. Puisqu’ils ne respectent pas l’environnement, pourquoi le respecter ?
Finalement, le Fonds d’investissement stratégique répond à sa mission : maintenir les entreprises françaises dans la concurrence, quoi qu’il en coûte.
3- Sète 1 300 opposants à la venue d’Agrexco sur le port
Vincent ANDORRA
Sète a été le point d’orgue, hier, d’une journée d’action nationale contre cette société israélienne accusée d’exploiter les paysans palestiniens.
« Agrexco, casse-toi, le port de Sète n’est pas à toi ! ». C’était l’un des slogans les plus entendus hier après-midi dans les rues de Sète. L’Ile Singulière était le point d’orgue d’une
journée d’action nationale (et même européenne) contre l’implantation de cette société israélienne sur le futur terminal fruitier à 45 M€.
Une décision de Georges Frêche qui en a aussi pris pour son grade hier. Car cette entreprise d’Etat est accusée d’exporter 70 % de ses produits (fruits, légumes, fleurs) des colonies
israéliennes, et donc «
de voler l’eau et les terres des paysans palestiniens qui sont obligés d’y travailler ». Et ce en violant la 4e convention de Genève qui interdit l’exploitation
économique des territoires occupés. Quant aux 150 à 200 emplois promis par le président de la Région, « c’est un mensonge ! ».
Il était 16 h lorsque les participants à la marche, partie dans la matinée de Montpellier, sont arrivés, via Frontignan, sur l’esplanade (la place Aristide-Briand) dont le kiosque était
enrubanné de banderoles. Selon les organisateurs issus des 93 (!) associations et mouvements divers regroupés dans la coalition anti-Agrexco, la mobilisation était trois fois supérieure à
celle espérée puisqu’elle aurait rassemblé 1 500 personnes (1 100, selon la police) dont 700 marcheurs.
Après les interventions d’un paysan palestinien, d’un cinéaste israélien ou encore de Nicolas Duntze de la Confédération paysanne, un cortège s’est formé pour défiler jusqu’à l’entrée de la
gare maritime, en passant devant la mairie, par le quai Lemaresquier et la rue Euzet. Le port, dont l’accès était barré, était placé sous haute surveillance, entre les gendarmes mobiles et
maritimes, les policiers et même un hélicoptère. La manifestation s’est dispersée sans incident.
Marc CAILLAUD





