LE C.S.F.V 49


Bienvenue aux collègues de Bretagne :

http://www.soutienfaucheursbretagne.org/

Procès dans la presse !!

Remerciements pour le procès !

Délibéré du procès d'Angers

Le mouvement des faucheurs

Monsanto

                                        

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Lien Faucheurs volontaires

Le mouvement des Faucheurs Volontaires :       link    !

Liens (super) intéressants !

Suivre la caravane " Nos campagne sans OGM " !  :   link  !

 

Où manger sans OGM par chez nous ?  :   link

 

La Télévision paysanne :   link

 

Le blog de M.M ROBIN, auteur de "Le monde selon Monsanto" : link  !

Soutien aux faucheurs volontaires anti-OGM ! 

 

            Le recours aux organismes génétiquement modifiés dans l’agriculture et dans l’alimentation fait courir à l’humanité des risques irréversibles par contamination de l’environnement et inacceptables au plan de la santé publique.            
            La commercialisation de semences de plantes génétiquement modifiées vise, par le brevetage du vivant, à placer les paysans du monde entier sous la dépendance totale des firmes qui les produisent et fabriquent également les différents produits associés.

            Elle conduirait à la disparition de l’agriculture paysanne et biologique et créerait une menace grave pour les producteurs.

 

         Quand tous les moyens légaux ont été épuisés, il ne reste que la désobéissance civile pour faire valoir le respect de la biodiversité, le droit des paysans à utiliser leurs semences et la liberté des citoyens à choisir leur alimentation.

          Nous optons pour le soutien de ces actions légitimes, réalisées par des citoyens prenant du temps, des risques à caractère pénal ; ce qui implique donc un encouragement de notre part.


Le CSFV49.

                                                             

Mardi 3 novembre 2009
Bonjour,
Le Lundi 23 novembre, Place Leclerc à Angers:

 

 

VENEZ SOUTENIR Patricia, le jour de son PROCES, dès 12h pour soupe, crêpes et café...et convivialité en chanson avec Gérard Pierron !!


Patricia est convoquée une nouvelle fois devant la justice pour refus de prélèvement ADN !!

 

Le procès est à 14h.

 

                                                                                                +


Soirée le 23 novembre : PRIX LIBRE


« Pistés par nos gènes » un film de Ph. Borrel et G.Charles,

A 20 h à la MPT de Monplaisir ( 3 rue de l'écriture ) à Angers

Interventions de :

  • Catherine Bourgain: Chargée de recherches de l'unité INSERM5 35 génétique,épidémiologique et structure des populations humaines.

  • Jean-Baptiste Libouban: Compagnon de l'arche, à l'initiative du mouvement de désobéissance civique des Faucheurs volontaires.

Contexte


Le Préfet de la Sarthe, en juillet 2009, a ordonné la destruction de 30 hectares de maïs contaminé à 0,1% par des semences OGM. Ni la société Pioneer, vendeur des semences, ni l'agriculteur ne seront inquiétés.


Nous avons de même neutralisé en 2007, 11ha de maïs semences OGM (contaminé donc à 100%), dans l'urgence et la nécessité de protéger la santé publique et l'environnement.

Nous avons été condamnés pour ce fait, mais surtout été entendus, puisque ce maïs est maintenant interdit en France.


La loi OGM votée en 2008, grâce à l'action des Faucheurs Volontaires, ne prévoit pas la prise d'ADN en cas de délit de fauchage. Pourtant nous sommes sur ce sujet de nouveau trainés au tribunal: Patricia le 23 Novembre, Jean-Pierre le 17 décembre, Denis le 4 janvier.


Nous pensons que ce harcèlement a pour but de rendre insupportable la vie du citoyen écologiste.


Pas besoin d'ADN pour nous retrouver, nos actions citoyennes de désobéissance civile non violente sont revendiquées et assumées.

Admettre ce prélèvement ADN (que la loi ne prévoit pas !), serait admettre que nous sommes de dangereux criminels. Nous sommes des citoyens lanceurs d'alertes.


Pour la justice, pour le bien public, nous résisterons.


Notre action était illégale mais légitime, maintenant, à l'exemple du Préfet de la Sarthe, elle est devenue légitime et légale. De plus, le décrêt autorisant ce champ OGM vient d'être annulé par le conseil d'Etat. Nous avons donc fauché un champ illégal.

 


Autres procès : le 17 décembre 2009 pour Jean-Pierre Lebrun

                         et le 4 janvier 2010 pour Denis Benoit.


 

 

Le Comité de Soutien aux Faucheurs Volontaires du Maine et Loire.


Ecrire un commentaire - Recommander - Voir les commentaires
Lundi 19 octobre 2009
Le Conseil d’Etat annule 5 dispositions du décret sur les OGM


L
e Conseil d’Etat a annulé, par un arrêt du 24 juillet dernier, 5 dispositions du décret du 19 mars 2007 par lequel le gouvernement Villepin avait partiellement transcrit la directive européenne 2001/18 relative à la dissémination volontaire d’OGM dans l’environnement.

Saisi en 2007 par le Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (Crii-gen), le Conseil d’Etat lui a donné raison au sujet du décret du 19 mars 2007 relatif à la procédure de mise sur le marché de produits contenant des OGM non destinés à l’alimentation. Dans un arrêt rendu fin juillet, il estime que les mises en cause exprimées par le Crii-gen sont fondées, notamment le non-respect du droit à l’information du public sur les études en matière de santé des OGM. Il a également fait savoir que la transcription de la directive devrait passer par une loi et non par un décret.

Le Conseil d’Etat annule donc le décret à compter du 30 juin 2010, le temps pour le présent gouvernement de présenter une nouvelle loi. «Il va falloir revoter une loi OGM sur toute la partie procédurale puisque la loi OGM qui a déjà été votée l'an dernier «ne contient rien de tout cela: c'était censé être réglé par le décret»», a indiqué Corinne Lepage, présidente du Crii-gen, à l’AFP. «On a deux solutions: la première, c'est de faire une loi qui traite spécifiquement de la question de l'information du public sur les OGM. La deuxième, c'est d'avoir une loi beaucoup plus large (...) en intégrant toutes les exigences de consultation du public sur les questions environnementales», a indiqué Chantal Jouanno à l’AFP. Dans un communiqué, France nature environnement indique préférer la deuxième option. «Malheureusement le problème du droit à l’information se pose dans de très nombreux domaines et pas uniquement en matière d’OGM», explique son président Sébastien Genest.

Le décret de mars 2007 avait été passé en force (1) par le gouvernement Villepin après que la Commission européenne avait demandé une amende de 38 millions d’euros contre la France en décembre 2006 pour non transposition dans les délais (2002).

L’affaire date de plus deux ans. Début 2007 : la Cour européenne de justice des communautés européennes menace Paris de sanctions. Motif ? La France n’a toujours retranscrit dans son droit national la directive européenne relative à la dissémination volontaire des organismes génétiquement modifiés, datant de 2001.

Mars 2007, pour pallier ce manque, le gouvernement Villepin fait passer un décret relatif aux OGM, mais zappe l’obligation d’une meilleure information du public dans les procédures d’autorisation de dissémination volontaire et de mise sur le marché des OGM imposée par la directive. Ni une, ni deux, Corinne Lepage, qui fait de la transparence son cheval de bataille, saisit le Conseil d’État, au nom du Comité de recherche et d’information indépendante sur le génie génétique (Criigen) dont elle est la présidente.

Deux ans plus tard, en avril 2009, l’avocate et ancienne ministre de l’environnement, remet à Michel Barnier, alors ministre de l’Agriculture, une pétition réunissant plus de 50 000 signatures qui demande "que soient rendus publics les résultats des analyses de sang des animaux qui ont mangé ces OGM".

Le 24 juin, le rapporteur public du Conseil d’État propose qu’il soit entièrement fait droit à la demande du Criigen reconnaissant que l’obligation d’information du public n’était pas satisfaite par ce texte, "en particulier la communication des études sur la santé" précise le Criigen dans son communiqué publié alors. Fin juillet, le Conseil d’État annule le décret de 2007 et rend un arrêt qui donne à la France jusqu’à la fin de la prochaine session parlementaire, qui s’achève le 30 juin 2010, pour adopter une nouvelle loi retranscrivant la directive européenne.



Loi OGM, le retour

Une décision de justice exige le vote d'une nouvelle loi sur les plantes OGM avant l'été 2010 et relance le débat sur le manque d'information du public sur le sujet.


La justice administrative a pris son temps, mais la décision du Conseil d'Etat est claire: le décret adopté en urgence par le gouvernement début 2007 pour transposer la directive européenne relative aux organismes génétiquement modifiés (voir notre encadré ci-contre) est tout simplement annulé, a révélé mardi Rue89. Le droit ayant horreur du vide, un nouveau texte devra être adopté avant le 30 juin 2010, sous peine d'amende de la Commission européenne.

Une occasion rêvée pour les associations et partis écologistes de revenir à la charge: dans Sud Ouest jeudi, Corinne Lepage –dont l'association Criigen est à l'origine du recours contre le décret- réclame du futur texte "qu'il reconnaisse le droit à l'information et à la communication de toutes les études existantes". Dans un communiqué, la Confédération paysanne se félicite jeudi de la décision et "invite le gouvernement français à agir sans délai, de manière cohérente, dans le sens indiqué par le Conseil d’Etat, mais aussi en réfutant tout seuil autre que le seuil de détectabilité pour définir le sans OGM". L'association France Nature Environnement affirme pour sa part dans un communiqué qu'elle souhaite "une grande loi sur l’information environnementale".

 

 

Pendant ce temps-là....:

 

Le Mexique autorise des semis de maïs transgénique
 
Le gouvernement mexicain a délivré deux premières autorisations pour semer du maïs transgénique à titre expérimental, ont annoncé jeudi les ministères de l'Agriculture et de l'Environnement
 
 L'organisation écologiste Greenpeace a immédiatement mis en garde contre de sérieux risques de contamination.
   Les ministères n'ont pas dévoilé d'autres détails sur les entreprises choisies pour mener ces expérimentations ni sur leur emplacement, mais ont assuré qu'elles auraient lieu dans des régions sans plantation de maïs indigène et sur des "terrains contrôlés et complètement isolés d'autres cultures".
   Greenpeace a annoncé qu'elle contesterait cette décision devant la justice.
   Le gouvernement mexicain prévoyait depuis le début de l'année de donner son feu vert à des programmes pilote de culture de maïs transgénique, sujet pourtant polémique dans le pays, où le maïs a une importance culturelle.
   Le Mexique est le premier producteur mondial de maïs blanc, qui constitue la base du régime alimentaire des Mexicains, notamment de la fameuse tortilla.
 
Source : http://www.agrisalon.com/06-actu/article-23055.php


Ecrire un commentaire - Recommander - Voir les commentaires
Lundi 19 octobre 2009
  • Round Up: Monsanto définitivement condamné pour "publicité mensongère"
 

   [ 15/10/2009 10:55 ] La Cour de cassation a rejeté le pourvoi formé par Monsanto, rendant définitive sa condamnation à 15.000 euros d'amende pour "publicité mensongère" sur le Round Up, premier désherbant au monde, a-t-on appris jeudi auprès de la Cour de cassation.

Le 26 janvier 2007, le tribunal correctionnel de Lyon avaitcondamné le géant américain de l'agrochimie et la société Scotts France, qui distribue le Round Up dans l'Hexagone, à chacun 15.000 euros d'amende.
Le 29 octobre 2008, la cour d'appel de Lyon avait confirmé cette condamnation, jugeant les dirigeants des deux structures coupables d'avoir
présenté l'herbicide comme "biodégradable" et laissant "le sol propre".
Les condamnés avaient alors formé un pourvoi en cassation, pourvoi qui a été rejeté le 6 octobre par la chambre criminelle de la Cour de cassation.
Le tribunal correctionnel de Lyon avait été saisi en 2001 à la suite d'un rapport de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et d'une plainte des associations Eau et rivières de Bretagne et Consommation, logement et cadre de vie (CLCV), parties civiles dans ce procès.
Principale matière active du Round Up, le glyphosate a été classé en 1991 "dangereux pour l'environnement", notamment aquatique, par les autorités européennes.

Dans un communiqué, l'association Eau et Rivières de Bretagne s'est félicitée de cette "victoire", en profitant pour demander "au gouvernement de respecter l'enjeu du Grenelle de l'environnement concernant les produits
phytosanitaires et notamment l'interdiction de toutes les publicités en faveur des pesticides destinés aux particuliers".

Monsanto dans le colimateur de l'antitrust

ST. LOUIS, Missouri — Le ministère de la Justice américain enquête sur Monsanto pour savoir si le semencier a violé les lois antitrust en tentant de s'assurer une emprise sur le marché des cultures OGM, a indiqué jeudi la société.

Monsanto a fourni depuis deux mois des éléments de réponse au ministère, notamment sur ses stratégies de marketing dans l'industrie des biotechnologies des semences. La compagnie, numéro un mondial du secteur, est critiquée pour sa mainmise notamment sur les semences de maïs et de soja. Elle contrôle aux Etats-Unis la plus grosse part du marché des semences de ces deux espèces utilisées par les agriculteurs, plaçant ses OGM% dans 96% du soja planté et 80% du maïs.

Le porte-parole de l'entreprise, Lee Quarles, soutient qu'elle n'a rien fait d'illégal et se montre coopérative avec les enquêteurs. Les critiques lui reprochent d'écraser la concurrence et de breveter le vivant.

Les deux principaux rivaux de Monsanto, Dupont et le suisse Syngenta, ont été entendus à titre de témoins des pratiques de leur concurrent. Deux Etats, Iowa et Texas, mènent aussi leur propre enquête sur les pratiques du numéro un mondial, basé à Saint Louis dans le Missouri.

 

* En plus : Infos sur les Pesticides

 

Un numéro de "que choisir" à acheter : le n° 474 d'octobre 4.20 € . Il vaut son pesant de cacahuètes.
Ou plutôt de molécules tueuses que tout un chacun peut acheter dans les magasins.
Vous y apprendrez comment certaines enseignes participent au bal de la grande mascarade:
    - en camouflant les étiquettes,
    - en conseillant d'acheter des grandes quantités de round up avant qu'il soit interdit,
    - en affirmant que les produits ne sont pas nocifs puisqu'ils sont homologués "c'est comme
 l'aspirine, il faut respecter les doses", 

et
    - en disant qu"il  vaut mieux ne pas en boire"....
Ben, s'ils veulent garder la clientèle, c'est quand même plus prudent!!!!!


* + d'infos encore en allant à la page, dans la rubrique: " Pratique / en savoir + "
                          -> Infos de septembre:

Les maïsiculteur européens réclament l'accès aux ogm contre la chrysomèle!

Des militants anti-OGM dénoncent aujourd'hui les variétés de tournesols tolérants aux herbicides. 



Une ONG dénonce une culture de soja contaminée aux OGM en Roumanie

Après les maïs OGM, la betterave ?

* Lin : l'UE en alerte après l'importation d'un lin OGM interdit via le Canada


* Les Monts d'Ardèche s'efforcent de devenir la 1ère zone française sans OGM

* Le maïs espagnol demande "l'asile agricole" à la France  
 

Ecrire un commentaire - Recommander - Voir les commentaires
Lundi 31 août 2009
Bonjour,





Pour info,



* Un concert de soutien aux Faucheurs volontaires est organisé le 30 Octobre dans l'indre, commune du Poinçonnet.

 

        











* Nous donnons rendez-vous également pour l'appel du procès consécutif au fauchage de Poinville, qui se déroulera à Versailles les 18-19-20 novembre.

 

  58 faucheurs volontaires, ont procédé à la neutralisation d’une parcelle d’essai de maïs GM à Poinville (Eure et Loir). Le rendu du procès en première instance de ce fauchage a été la relaxe !!


 

Lien :  http://www.yvelinessansogm.ouvaton.org/


                        
                        Venez soutenir tous les Militants anti-OGM


            Etre présent, pour dire une fois de plus que les faucheurs (ses) volontaires ne sont pas des délinquants mais des éveilleurs de conscience qui assument leur engagement de désobéissance civile face à un gouvernement qui ne respecte pas celui qu’il a pris : de notifier à l’Union Européenne, fin novembre 2007, la clause de sauvegarde sur le maïs Mon 810 (le seul autorisé à la culture).



* Enfin, le procès qui devait juger José Bové et Isabelle
Ibarrondo à Béziers vendredi dernier (suite au fauchage d'un champ de maïs transgénique à Murviel-lès-Montpellier), est reporté au 5 février 2010.
                En raccourci : en effet, l'institution judiciaire n'a pas réalisé un travail exemplaire quant à la position de J.Bové, élu député européen. Les avocats de ce dernier ont créé un "incident" pour que les juges statuent sur son immunité parlementaire.
                 Cependant, les juges n'ont pas joint l'incident au fond, ce qui
pose des problèmes politiques graves entre le fonctionnement des institutions européennes et des institutions nationales
en 2007
.

A bientôt donc,




Ils Résistent Pour le Bien Commun et Défendent Nos LIBERTES!

Défendons Nos Droits!! Et Ceux des Générations Futures!!


Ecrire un commentaire - Recommander - Voir les commentaires
Lundi 31 août 2009

Les faucheurs volontaires déboulent à Montech

Agriculture. Les nouveaux tournesols obtenus par mutagénèse ont relancé les actions du collectif.

 

Une centaine de faucheurs volontaires s'est rendue sur le site de la station Pionner génétique, plusieurs sensibilités étaient représentées. L'effet de surprise n'a pas eu lieu. Dès potron-minet (six heures exactement) un cordon de gendarmes, placé sous la responsabilité du colonel Frédéric Saulnier, avait pris position tout autour du site de la station de recherches Pionner spécialisée dans le Tournesol, sur la commune de Montech.


Dans le sillage de Jean-Baptiste Libouban, l'un des membres fondateurs du mouvement des faucheurs volontaires, de Michel Metz et de Jacques Dandelot du collectif anti- OGM 31, ils étaient une bonne centaines de personnes venues de Bretagne, d'Auvergne, de l'Allier, de la Loire, du Rhône et des départements du Grand Sud déterminées à mener une action visant à dénoncer la future commercialisation à une très grande échelle de tournesols (Expressun résistant à un herbicide.


« Une vraie saloperie »

En début de manifestation, Jean-Baptiste Libouban relevait ; « La culture de ce nouveau tournesol s'est intensifiée dans les pays de l'Est, il y en a pratiquement 300 000 hectares. Le danger est bien réel de le voir implanté prochainement en France. » à peine le temps d'entendre un faucheur relever « c'est une vraie saloperie ce truc-là, il est très toxique quoiqu'en dise Pioneer et assez dangereux pour la santé des humains. Encore une grande connerie après le Grenelle de l'environnement qui n'a débouché sur rien » que Jean-Baptiste Metz enfonçait le clou en avançant : « En fait, il s'agit de nouveaux OGM qui ne disent pas leur nom. La directive européenne qui réglemente les OGM les exclut totalement de son champ d'application. Le moratoire sur le maïs Monsanto 810 n'a pas tout réglé. la preuve avec cette nouvelle tentative. Et le pire est probablement à venir avec des tentatives similaires sur le colza dans les mois à venir. Il nous faut un moratoire très rapidement sur ces cultures détournées »


Du côté de la firme Pionner, Juan Donnerwith, directeur juridique pour l'Europe du sud, affirmait que « ce nouveau tournesol ne doit pas être considéré comme un OGM, il a été élaboré à partir de techniques traditionnelles puisque la mutagénèse existe depuis des dizaines d'années. » Hier en fin d'après-midi, la préfète du Tarn-et-Garonne, était sollicitée pour servir de relais auprès du ministère de l'Environnement. Les manifestants ayant prévu de rester sur place jusqu'à obtention d'une réponse espérée sous forme d'un moratoire . J.-P.L.

 


Publié le 27/08/2009 04:38 | LaDepeche.fr

 

Cette fois, José Bové n'est pas venu en Tarn-Garonne.Photo M.B.José Bové qui n'était pas sur le site de Montech hier après-midi (il prépare son prochain procès, vendredi à Béziers) a tout de même, par l'intermédiaire du téléphone portable de Jean-Baptiste Libouban, communiqué sa position sur cette nouvelle action des faucheurs. Faucheurs qui viendront le soutenir en nombre conséquent dans l'Hérault en cette fin de semaine. « Après les actions menées sur le terrain et le moratoire qui a été décidé pour le maïs Monsanto 810, les firmes en ont immédiatement tiré la leçon. Elles ont compris que sur les OGM elles étaient en train de perdre le combat, ne serait-ce qu'auprès de l'opinion publique. Elles ont alors changé leur fusil d'épaule. Les nouvelles technologies qu'elles ont mises en place n'ont pas besoin d'autorisation et d'essais. Pour l'instant, le ministère de l'équipement est gêné car il se rend parfaitement compte que les firmes ne jouent pas le jeu, mais il ne s'est pa s engagé franchement pour dénoncer ces nouvelles technologies. Nous attendons avec beaucoup d'impatience la prise de position de Chantal Jouanno, la secrétaire d'état à l'écologie. »

 

 Un tournesol les fait s'asseoir par terre

20 MINUTES

Ils étaient attendus. Après plus d'un an de répit, les faucheurs volontaires ont ressorti hier après-midi leurs banderoles lors d'un sit-in à Montech devant la station de recherches sur le tournesol du semencier Pioneer, dont l'entrée était gardée par un cordon de gendarmes. Venus de l'Indre, du Finistère ou encore de l'Aveyron, les militants voulaient dénoncer la commercialisation d'ici à l'année prochaine d'une variété de tournesol, « des OGM qui ne disent pas leurs noms », selon Michel Metz du collectif anti-OGM de Haute-Garonne.


Obtenus selon une technique différente des maïs et autres sojas transgéniques, ces semences ne sont pour l'instant pas répertoriées comme génétiquement modifiées. Et pour Jean-Baptiste Libouban, à l'origine du mouvement, « c'est la deuxième phase de notre combat, car aujourd'hui les firmes produisent des OGM cachés dont on ne sait pas du tout les conséquences sanitaires », a-t-il insisté aux portes de ce site perdu au milieu des champs. Car, pour l'heure, ces cultures contestées ne sont plus autorisées sur le territoire français. Le maïs MON 810 est toujours sous le coup d'un moratoire. Les militants demandent le même traitement pour cette variété de tournesol.


Mais pour le semencier « ce ne sont pas des OGM mais des recherches traditionnelles avec différentes techniques », argue Jean Donnenwirth, directeur juridique chez Pioneer pour l'Europe de l'Ouest. Ce dernier voit dans l'action des faucheurs « une tempête dans un verre d'eau pour redonner vie à un débat et remobiliser ses troupes ». Celles-ci comptaient bien camper jusqu'à l'obtention d'un rendez-vous au ministère de l'écologie pour évoquer le sujet.

 

Béatrice Colin


Ecrire un commentaire - Recommander - Voir les commentaires


Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés